Crystal Stilts – in love with oblivion
2011 / LP / Slumberland / lo-fi shoegaze
Avec ce nouvel album les Crystal Stilts confirme leur statut de groupe prometteur. In love with oblivion est un album très réussi bien qu’à mon goût il manque peut être un petit truc pour en faire un grand disque. Les Crystal Stilts explorent toujours les tréfonds du mure shoegaze et les inflexions Joy Divisionnesque (en particulier la voix) mais y ajoutent une certaine clarté dans des guitares carillonantes, on pensera donc en plus des références déjà évoqués lors de leur précédente livraison (jesus and the mary chain, ian curtis etc.) aux groupes 80s de la scène Paisley Underground ou néo-zélandaise. L’ensemble affiche une belle cohérence avec quelques très belles chansons notamment le single balancé en éclaireur que je vous mentionnais récemment « shake the shackles », quelques lourdeurs notamment un alien rivers un peu pataud empêchent cependant un sans-fautes mais on sait qu’ils en sont capables. AT
Crystal Stilts – shake the shackles
2010 / 7 / Slumberland / lo-fi
Shake the Shackles est un super morceau, il y a toujours la touche « joy div » et noisy mais aérée par des guitares claires et un orgue un peu 60s, le tout au service d’une excellente chanson pop! La face B (qui ne figure pas sur l’album) est également très réussie et justifie l’achat de cet excellent 45 tours chez les toujours très fiables Slumberland. AT
The Primitives – Lovely
1988 / LP / RCA / Indie pop
J’avais ce disque dans mes cartons depuis assez longtemps mais je n’avais pas encore pris le temps de bien l’écouter, c’était une erreur. Jusqu’ici je m’étais concentré sur les singles sur lazy (excellents) au détriment de ce disque sorti chez une major (rca). Le changement de structure a évidemment eu son influence sur le son, mais si l’on peut regretter qu’une partie de la patine noisy soit parti au lavage il reste les chansons et des superbes arpèges de guitares jangly pour les mettre en valeur. Lovely n’est pas un album majeur mais quelle réjouissante collection de chansons pop humbles et super réussis, ce disque est une sucrerie de premier ordre, c’est vraiment très très bien comme disque. En gros mettez un peu de Blondie (fille qui chante), de Nikki and the Corvettes (fille qui chante, bis), de Housemartins (pour le coté uptempo et enjoyé), de Jesus & the Mary Chain (pour les morceaux les plus noisy) et une bonne dose de guitares à la Byrds , secouez et vous avez un disque tout à fait recommandable, et même plus que ça, un truc pour vous foutre la pêche et de bonne humeur toute la journée! Bref je suis super client de ce disque, et je vous le recommande vivement! essayez si vous aimez le premier TPOBAH par exemple. AT
The Mantles – bad design
2009 / SP 7 inches / Slumberland / lo-fi
Bon les Mantles sont un des meilleurs groupes du moment, la preuve? Ce superbe single sur Slumberland (co-sorti sur leur propre label d’où le « i wish i was a slumber-tone record »), les deux faces sont excellentes! La Face A est la plus pop des deux, du pure Mantles, avec ce coté garage folk rock qui ne vire jamais dans l’imitation mais sait manier les influences pour les réinventer… La B intitulée « rachel » est un peu plus violente et le son semble encore un peu plus pourri (mais ça reste acceptable), elle est tout aussi excellente, la guitare est déchainée et très inspirée, un superbe 45 tours. AT
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The Mantles – Raspberry Thighs
2011 / 7 / SDZ / lo-fi
Les Mantles sont une des formations les plus excitantes du moment. Leur premier LP sorti en 2009 était terrible et depuis ils n’ont cessé de nous distillé des singles et ep très réussis ici et là (notamment un très beau single sur Slumberland). Le dernier en date est sorti sur un des labels français les plus cool en ce moment: SDZ. La face A est fantastique et dans la droite lignée de ce à quoi nous ont habitué les américain: du garage lo-fi déviant avec des touches folk rock (notamment via ces guitares jangly qui crépitent). Les Mantles pourraient être vu comme des descendants des Dream Syndicate, ils n’ont pas exactement le même son mais ont quelques similitude dans l’approche dans cette façon de tordre les influences pour se les approprier et les rendre très contemporaines. La Face B est pas ouf mais franchement, c’est pas très important car la A est géniale. AT
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The Baby Shakes – the First One
2008 / LP / Douchemaster / Power pop
Les Baby Shakes sont une formation féminine américaine, encore en activité aux dernières nouvelles. A ce jour elles n’ont sorti qu’un unique album (et quelques singles) en 2008 sur le toujours très fiable label Douchemaster. The First One est un bon tire groupé de powerpop dans le style Nikki and the Corvettes, mais à deux trois exceptions près (dont la fantastique « so far away ») ça manque de la petite touche de magie pour faire décoller le disque. C’est pas mal , mais je pense que c’est à réserver aux inconditionnels du genre. AT
Cute Lepers – adventure time
2011 / LP / damaged goods / pop punk
Troisième album des Cute Lepers et on ne change pas une formule qui gagne: pop punk avec chœurs féminin que l’on rapprochera volontiers d’illustres prédécesseurs comme les Undertones, Buzzcocks, Ramones ou Boys, et de formations actuelles telles que les Clorox Girls, les Tranzmitors, les Powerchords ou les regrettés Exploding Hearts. Comme toujours avec les Cute Lepers ça s’écoute plus que bien, de la bonne came à défaut du petit supplément d’originalité pour vraiment tout défoncé, les chansons sont en tout cas cool, un bon LP. AT
Mother’s Children – are you tough enough? E.P.
2011 / EP / Taken by Surprise / Power Pop
Les Mother’s Children sont une des excellents formations actuelles à nous venir du Canada (Tranzmitors, Zebrassieres, Statues…). Ils font une powerpop pure jus à base de riff gros cul et mélodies pop sucrée, un ep de très belle tenue, une des meilleures sorties du genre pour cette année!
AT
Paul Collins – King of Power pop
2010 / LP / Alive / Power pop
Paul Collins a pris du poids (un peu) , perdu quelques cheveux, sa voix a (un peu) vieilli mais il y a une chose qui visiblement n’a pas changé: son talent incroyable pour écrire des chansons pop limpides. Paul Collins revient super fort, c’est un disque qui plus qu’un plaisir de fan inconditionnel est aussi bon que ces albums sous le nom de The Beat, peut être pas le premier, mais on en est pas loin quand même… Je suis pas un méga fan des deux reprises même si elles sont touchantes (the letter des box tops de vous savez qui et you tore me down des flamin’ groovies mk2) mais les compositions originales sont terribles, de la pop ultra fraiche qui donne le sourire, tout ce que j’aime dans la powerpop en fait! La production de Jim Diamond, figure de Detroit est excellent, un presque sans faute (la fin est un peu moins inspiré à mon goût), et un retour au top pour une de nos légendes favorites, un très beau disque en somme. AT
Dimanche, février 27, 2011
Jonny – Candyfloss
2010 / SP / Turnstile / indie pop
Candyfloss en plus d’être un des titres les plus réussis du LP a bénéficié d’une sortie en 45 tours fin 2010. On rappelle rapidement qu’il s’agit d’une très jolie composition pop utilisant à merveille les deux voix d’Euro Childs et Norman Blake, l’orgue 60s est des plus réussis, les mélodies sont sucrées. En face b une reprise (qui ne figure pas sur le lp) de Roky Erickson (leader des mythiques 13th floor elevator) d’un morceau plutôt obscure enregistré dans les 70s. La reprise est chouette, sobre et dépouillée , une bonne face b en somme. AT